Après avoir passer l'épreuve du mont Blanc, il fallait bien retourner voir un massif un peu plus sauvage. Chose faite avec un sommet facile, non loin des plus belles arêtes du monde, on appellera
ça un repérage pour plus tard... ;o)
Milieu de semaine dernière, Benoit me téléphone, je lui dit que je suis bien motivé pour aller au pays magique voir la reine. On hésite entre la Meije orientale et le doigt de dieu (deux
pointes caractéristiques des arêtes de la meije)... Comme l'escalade et les manips de rappel ne sont pas des choses évidentes pour Benoit, on se décide pour l'orientale.
Il y'a de la place au refuge de l'Aigle, 18places seulement, mais on peut encore se décider 4 jours avant pour réserver... Ca change de l'over surfréquentation de Cham' et de ses refuges plein 1
mois à l'avance (j'exagère à peine!). ;o)
Samedi matin, monté tranquille à l'Aigle. Nous arrivons au premier passage clef, la vire Amieu. J'avais entendu pas mal de truc à son propos, comme quoi c'était un peu "chaud". Perso, c'était
rando... :o)
Première photo prise sur la vire Amieu après 4h d'approche, le glacier du tabuchet et les arêtes de la Meije se dévoilent :o) :
Le refuge de l'Aigle après 4h45 d'efforts, bien perché sur son promontoire rocheu et tenu par des élingues. C'est tout petit 40m² à tout casser. On est bien loin des hotels du genre "les cosmiques"
:-D :
On aperçoit L* G**** en contrebas ;o) :
La vue depuis le refuge, le gruyère du glacier de l'Homme au premier plan, des glaciers suspenduent un peu de partout, c'est beau :
Le glacier du Tabuchet, les arêtes de la Meije:
L'objectif du lendemain, la meije orientale. Quelques passages en mixte facile, le parcours est entièrement en neige, des conditions plus qu'idéales :o) :
Le très estéthique sommet de la meije Orientale:
Au refuge tout le monde est absorbé par les alpinistes qui réalisent la traversée des arêtes. Les dialogues sont sympa du genre "'tain, ils sont en retard ceux là!", "ils se sont plantés dans les
rappels", "j'hallucine ou le mec est en solo??" :
Les alpinistes en question, ils sont deux sur l'image, celui de droite lance sa corde pour le rappel de la dent blanche :
Ceux qui se sont plantés dans les rappels, pas de soucis, la corde est longue :
Il est temps de rentré, il commence à faire froid dehors. Une tablée ultra conviviale, de la nouriture à profusion :o) (j'ai repris 4 fois de la soupe, 2 fois de la viande, 2 fois de la polenta,
tarte aux pommes comme dessert!! On est vraiment à 3400m??? :-D ). Voici l'ambiance à l'interieur du refuge :
Les couchettes, environ 60cm de large par personne :
Lits superposés, 9 places dessous, 9 places dessus. L'espace est ultra optimisé dans un endroit qui n'a guère changé depuis sa construction dans les années 1900. Il sera remplacé vraisemblablement
l'été prochain. L'atmosphère y'est unique, espéront que le prochain refuge puisse permettre de retrouver cette magie :
Il est 21h00, le ciel s'embrase du couché de soleil :
Le glacier du Tauchet, la Reine :
Le lendemain matin, réveil à 5h30 (=grasse matinée!!). On attaque à 6h30 la monté avec Benoit. Je solo du 3b et assure Benoit dans les passages un peu délicats. Je clichète une petite photo dans le
premier passage en mixte. Finalement, Benoit est très à l'aise :o) :
Arrivée au sommet, le doigt de dieu est tout proche, on pense pouvoir le toucher... Mais la photo est très trompeuse. Il est encore assez loin, ça sera pour une autre fois :
Des alpinistes qui tenteront de rejoindre l'attaque du doigt de dieu :
On redescend dans la foulée, le glacier du Tabuchet est très tourmenté lui aussi... Encordement à 20m obligatoire :
C'est quand même bien l'oisans...